mercredi 30 décembre 2009
Mi-temps
samedi 5 décembre 2009
La Bohème, laaaa Bohèèèèèm'euh!
samedi 14 novembre 2009
Presto! La la la la la la la la!
- un choix controversé ("Même si ce ne sera pas le même jeu, j'ai déjà vu la Bohème...", "Roooh, Carmen ne passe qu'en mars 2010!" "Chauvine!" ,"La Traviata me rend mélancolique ; sans moi."),
. - les calculs et prospectives ("Oui, mais si nous prenons cette place à 4, cela nous permet d'y retourner le mois suivant et nous évite d'avoir à nous décider entre les deux. A moins que la carte...").
- l'abandon des suggestions douteuses des réclames pour places restantes à prix cassé (une heure avant le début du 1er acte, on ne peut effectivement en acheter meilleur marché : il n'y en a plus),
nous y sommes enfin.
Un apport didactique? Le Staatsoper (l'opéra d'Etat, car se trouvent également dans la ville l'opéra comique et le Deutsche Oper) est, paraît-il, le plus ancien opéra du monde. Enfin si l'on peut dire, puisqu'il a été détruit par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale mais scrupuleusement reconstruit. On taira le fait qu'il a été réouvert après sa restauration avec du Wagner...
Nous partons avec la perspective de se poster aux meilleures places, prêts à bondir fesses en avant sur le premier siège libre. Il n'est pas possible de trouver des places plus au fond et plus excentrées que les nôtres. Il n'est pas possible non plus d'en trouver des moins chères. A moins d'une conversion à la mode Padaung avec pose immédiate de collier-spirale, peu de chance de voir la scène. Ajouter à cela les séquelles d'un 9 novembre glacial et pluvieux...
Mais ça ne s'est pas tout à fait déroulé de la manière escomptée. Une avance considérable évanouie dans un arrêt de S-Bahn et le 1er acte fut... "minimaliste" sur tous les plans. Le décor, le son, l'image, l'écran... Et la grippe A ne semble pas avoir fait de ravages parmi les mélomanes.
La révélation au 2nd acte. Un décor toujours aussi sommaire mais non dénué de charme et faisant ressortir la vivacité de la mise en scène. Une Rosine peut-être un peu fade mais un Figaro haut en couleur. Conquis malgré la déception de ne pas avoir pu profiter pleinement du Largo al factotum.
La Flûte enchantée le mois prochain. Et cette fois, nous planterons la tente!
mercredi 28 octobre 2009
7+3+3+7...
.
mercredi 14 octobre 2009
Allons alimenter le marché de la connaissance...
La vie n'est qu'une improvisation continue. Mais il faudrait peut-être songer à garder quelques retenues...
samedi 10 octobre 2009
Les mots purgent les peines.

vendredi 2 octobre 2009
Je m'embourgeoise, et c'est aussi bien comme ça.
La journée était placée sous le signe du déménagement. Mon horoscope me l'avait prédit, "Vénus , en vous inspirerant des sentiments de générosité et de solidarité, vous fera vivre des moments formidables tout au long de cette retentissante journée". Ce qui m'a semblé retentir furieusement, c'est mon coeur après avoir monté et descendu une dizaine de fois six étages chargée de caisses, meubles et barda en tout genre. Les voisins de ma future ex-colocation aménageaient. Voisins étant accessoirement d'anciens colocataires de ladite colocation ayant décidé de s'installer en couple (mais là pour le coup, un couple qui ne servait à rien ;p).
Une cage d'escalier parfumée au gâteau sortant du four. Un matelas recouvert de couvertures. Des draps qui sentent la lessive (et pas la biologique non économique à base de compost). Des habitants charmants. Une connexion internet. Un mot de bienvenu posé sur le bureau.
lundi 14 septembre 2009
Denken hilft.
Comment, en l'espace de quelques jours :
- se faire racketter par un automate après avoir suivi, les poches pleines et le compte vide et un convoi étudiant menant à une attente de plusieurs heures devant des chiffres qui ne défilent pas ?
- se faire harceler par les serveurs de l'Oranienburg Strasse ?
- se retrouver à tenter de danser le swing sur la piste de danse d'un Ballhaus bondé ?
- affronter les cerbères de l'ambassade de France ?
- dévaliser le centre d'information du Parlement européen ?
- trouver un toit mais perdre ses papiers ?
- faire la connaissance de tous les policiers de la ville en une seule journée ?
- retourner les voir dès le lendemain ?
- penser sérieusement à se débarrasser des chats de sa coloc dans un civet ?
- préférer l'odeur de ses fringues crades à celle de la lessive écologique à disposition ?
- se désoler dans les bureaux de la FDP ?
- assister à une scène de ménage mémorable pour 2 cm² de gruyère rapé ?
- tomber dans les bras du marchand de cartes téléphoniques ?
- bloquer son portable ?
- ne pas arriver à se débarrasser de la vieille qui vous broie la main sans se rendre compte que sa victime ne comprend pas un traître mot de ce qu'elle vous raconte avec tant de conviction ?
- ne plus avoir de carte bancaire ?
- attendre Edouard-Cômes-Marie à la prochaine rencontre ?
- anéantir bêtement ses affaires de toilettes ?
- réfléchir à la manière de transformer le concert classique-techno en plan foireux n°38 ?
- constater la perte par la poste du colis contenant sa carte européenne d'Assurance Maladie ?
- entrer en profond désaccord avec son banquier, qu'il soit allemand ou français ?
- se retrouver à la rue la veille de sa rentrée ?
dimanche 6 septembre 2009
La nuit portant conseil, je la suis jusqu'à tard...
Au détour d"une visite... Brecht & Vespa addict :s
jeudi 27 août 2009
Ach so!
Début des réjouissances. Je rejoins ma colocation temporaire (dont j’ai de nouveau l’adresse !!) le dimanche seulement. En attendant, hôtel sur la Prenzlauer Allee. Or impossible de trouver le fameux hôtel. Errance sur plusieurs kilomètres, 30 kilos au bout du bras, 20 sur le dos. Et quand, dépitée, le dos en miette, les mains meurtries, un autochtone indique la bonne direction, c’est évidemment à l’exact opposé du lieu où l’on se trouve. Il s'avérait que les numéros de la rue sont croissants d'un côté, décroissants de l'autre. La logique germanique m'échappe... La roue de ma valise estime qu'il s'agit du moment approprié pour me fausser compagnie. Oui, celle de 30 kilos... celle que je porte désormais à bout de bras sous un soleil de plomb.
Une assiette d'antipasti plus tard (n'en déplaise aux amateurs de Wurst en tout genre, la gastronomie berlinoise s'est pour le moment avérée être turque ou italienne), déambulations dans la ville et prise de rendez-vous pour la visite d'un appart. Mais au numéro indiqué ne se trouvait pas le bon nom. Car en plus de numéroter leur rue de façon étrange, un même numéro peu couvrir plusieurs portes... Avec 1/4 d'heure de retard, toutes les sonnettes de la bâtisse essayées, le bon nom est retrouvé au porche précédent. Personne au bout de la sonnette, notre contact vidait sa chope au Kneipe voisin. Le tout pour un studio pas très engageant au prix prohibitif.
Ouverture d'un compte allemand. Un banquier devenu chauve ("Nein... Keine Adresse" :s). Un nouveau numéro de portable (Achtung : ancien numéro invalide pendant un an).
Le temps imparti à ma connection touche à sa fin ; peut-être que finalement, Ronald va devenir mon meilleur ami...
Au fait les Alsaciens d'une semaine, j'ai oublié mon gage de mardi dernier...
- Anne-Laure : ton entrain
- Coe : ta bonne humeur
- Priscilla : ta compréhension
- Marie : tes éclats de rire :p
- Clément : ton sens pratique (masculin? Pfff n'importe quoi...)
- Marjorie : ton soutif rouge ^^
samedi 22 août 2009
L'Alsace à fleur de peau
mardi 11 août 2009
Il faudrait peut-être songer à investir dans le Benco et le poil de chameau.
Trouver une colocation à Berlin ? Ah ah! Un jeu d'enfant! Des annonces en veux-tu en voilà, des logements spacieux et confortables à des prix inférieurs à la plus minable des chambres de bonne lyonnaise.Un nombre de pistes incalculables. De quoi relier Lisbonne à Vladivostok par autoroute. Mais pas la moindre semblant susceptible d'aboutir. Des amis d'amis de cousins d'amis de (...) ne se manifestant pas. Des colocations arrivant à terme ne se renouvelant pas. Et des sites internet.
- être végétalien (végétariens tolérés) (jusque-là tout va bien);
- se ramener avec tous ses meubles ;
- être "gauchiste alternatif" ;
- parler espagnol (allez comprendre...) ;
- avoir plus de 25 ans (au minimum 22) ;
- être féministe ;
- fumer comme un buisson de collège (l'herbe s'inscrit parfaitement dans le régime végétarien) ;
- être de sexe masculin ou avoir des tendances homosexuelles ;
- n'écouter que de la techno ;
- être un sportif de haut niveau.
jeudi 6 août 2009
On y prendrait (presque) goût.
Nous sommes des tarées complexées. Mais nous assumons. Enfin dans les limites que notre état psychologique impose. Puisque par définition, nous ne nous assumons pas du tout :p
Ce cas de psychiatrie quasi exclusivement féminin se caractérise par un comportement matinal. Car le matin, il faut courir. Les jambes galbées, tu crois que ça s'obtient comment? ;) Vingt minutes à piétiner. Sens inverse des familiers du footing pour épargner son égo. Vingt minutes à piétiner et le triple à raconter sa vie allongées sur l’herbe ou assises autour d’un verre. L’exercice ne peut donc se pratiquer sans compagnie. Le repli stratégique jusqu’à la couette se substitue rapidement à toute tentative de course solitaire.
Mais en tenant le rythme, nous aurons des jambes « fines et fuselées ». Si, si c’est écrit là. Et une taille de guêpe, cela va de soi. Dans trois ans. Et uniquement à condition d’adopter le régime indiqué. Celui à base de yaourt nature, de radis ou de légumes secs. C’est selon les années et les lubies des diététiciens autoproclamés.
Cependant la tarée complexée ne possède pas d’actions chez Weight Watchers. Elle n’est pas encore assez superficielle pour se consacrer à ses kilos superflus. Elle est loin d’être une adepte du sport. Et elle a mille choses à faire.
Demain, elle se contentera demain de dénombrer ses muscles endoloris. En découvrira d’insoupçonnés. Finira son pot de Nutella. Et ne se lèvera pas.
mardi 4 août 2009
Dans les méandres de la Loire...
- se retrouver à chanter Bob Marley aux jeunes autochtones ;
- deux canoës pour usage détourné ;
- ce petit chemin, qui sent la noiseeeett'euh ;
- une barque, car les bateaux à moteur c'est "beeuuuuh" ;
- THE bébé ;
- une tentative de noyade de la sangria ;
- des branches fallacieuses, qui soutiennent les lourds et s'abandonnent aux autres ;
- du Génius, qui quoiqu'on en dise, mentholé, noisetté, chocolaté voire ketchupé restera toujours un Génius ;
- une initiation à la phytothérapie ;
- les mystères du Fort... ;
- des papotages, commérages et bavardages ;
- des défis bucco-dentaires ;
- un joueur de caisse claire... sans caisse claire ;
- des m&m's au réveil ;
- une maison haute en couleurs ;
- une intégration à coups de fromage qui pue ;
- une remise à niveau musicale ;
- des photos compromettantes ;
- un Lelouche pas net et un Voltaire pas stable ;
- un an, voire deux, de rétrospective photographique ;
- des mises à l'épreuve plus ou moins concluantes de cultures G
(...)
I'm loving it.
dimanche 2 août 2009
I'm a poor lonesome... ugly duckling.
J'aurais aimé pouvoir écrire un long pavé théâtral et larmoyant. Ce serait inintéressant au possible, absolument pas crédible, mais je kiffe les mélodrames ^^
De toute manière, la conduite aurait été incommode. Incommodante aussi. Pour les autres. Pour ceux qui n'ont pas su. Pour les rares initiés aussi. La compassion, ça ne dure qu'un temps. Or l'amertume est souvent tenace.
Mais ni compassion, ni remords. Des regrets. Il paraît que c'est pire. Cela reste à prouver...
Je serais presque tentée de trouver l'expérience enrichissante. J'ai cependant tendance à penser que tout évènement peut s'avérer positif. Certes, il faut parfois gratter...
Je me suis découvert des virtualités (que j'aurais peut-être préféré ignorer).
J'ai cessé de considérer que la confusion mentale dont j'ai fait l'expérience est risible et peux désormais faire preuve d'un minimum d'empathie envers les infortunés du genre.
J'ai pu constater qu'il était possible que plusieurs personnalités se côtoient dans la même enveloppe corporelle. Un seul corps pour des considérations antithétiques. Ce qui était fâcheux, c'est que c'était le mien.
Ou plutôt une personnalité restant unique mais duale. Divisée entre intellect et sensibilité. Et l'intellect est un carcan dont il est difficile de faire abstraction.
Toujours est-il que je me suis sentie soulagée. La retombée d'une pression auto-générée. Sans vouloir partir dans de grandes et navrantes envolées lyriques, ce serait un esprit sans nuages se substituant à l'orage d'un coeur pusillanime. Nous nous accorderons sur le fait qu'il vaut mieux s'en tenir à quelque chose de moins grandiloquent. Bref le terme d'apaisement suffira amplement.
Oserais-je utilisé celui d'affranchissement? Non. Ce ne serait pas tout à fait vrai.
Les fantasmes ont cette qualité incontestable qu'ils ne peuvent décevoir ; mais l'imperfection est tellement plus attractive...
Il me reste un mois pour courser le temps.
- ce n'est vraiment pas le bout du monde;
- je meurs d'envie de partir ;
- je commence à regretter mon autonomie ;
- Berlin est une ville hyper dynamique ;
- son histoire ne peut laisser indifférente ;
- j'aime son aspect cosmopolite ;
- l'éloge de sa vie nocturne n'est plus à faire ;
- mon champ d'action va être considérablement élargi ;
- la nouveauté est toujours attractive ;
- je vais découvrir de nouvelles têtes ;
- plus de 180 musées, 300 galeries et 150 théâtres me tendent les bras ;
- une capitale reste une capitale ;
- certains lieux sont mythiques ;
- mine de rien, ça reste vert ;
il y a comme une angoisse qui monte..
- L'angoisse des déboires administratifs ;
- l'angoisse tenace et injustifiée d'être oubliée de mémoires trop souvent volatiles ;
- l'angoisse des températures négatives, des mains glacées et des pieds gelés ;
- l'angoisse de l’incompréhension face à une langue qui ne sera plus mienne ;
- l'angoisse de l'expérience du camping urbain ;
- l'angoisse de ne pas être à la hauteur ;
- l'angoisse de ne pas arriver à me passer de vous ;
- l'angoisse pour l'angoisse.