mercredi 14 octobre 2009

Allons alimenter le marché de la connaissance...

Rentrée universitaire. En fille organisée, j'ai réalisé mon emploi du temps à l'avance. Emploi du temps qui trône à l'heure actuelle sur mon bureau. Et pas le berlinois, cela va de soi. Emploi du temps refait à la hâte à 2h du matin la tête encore pleine d'accords de piano.

Je trouve aisément la salle de cours, ne demandant seulement deux fois mon chemin et ayant d'abord parcouru le bâtiment 21 en long, en large et en travers avant de m'apercevoir que mon cours se déroulait dans le bâtiment 22. Quelques élèves optimistes vaillamment postés devant la salle vide de tout professeur. Aucune trace du cours sur l'emploi du temps affiché sur la porte. 1/2h plus tard, nous abandonnons pour nous hasarder dans le cours d'en face. Même absence déploré d'un quelconque représentant du corps professoral. La matinée fut un échec cuisant.
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14h et premier cours de la journée. Un cours sur la sécurité sociale allemande. Moui rien qu'à l'intitulé j'aurais pu me douter que ce ne pouvait être qu'un plan foireux. Salle pleine, une trentaine d'Allemands pour deux malheureuses étudiantes erasmus. Tour de la salle pour se présenter, explication rapide du cours puis distribution des exposés. Quelques sujets intéressants. Mais voilà que nos deux charmants voisins choisissent le thème des institutions et des modalités de redistribution au niveau fédéral. A se jeter illico dans la Spree lestée de packs de bière. Mais ne voulant pas nous retrouver à bafouiller un exposé farci de fautes dans un allemand plus qu'approximatif, nous levons promptement notre bras engraissé au bretzel pour nous joindre aux deux joyeux lurons. Mais non, ça ne pouvait être aussi simple. Nous nous retrouvons gratifiées d'un exposé rebutant au possible à réaliser... seules. Fuyons.
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Le cours suivant n'avait évidemment pas lieu pour cause d'absence du professeur. Idem pour le proséminaire sur lequel on enchaînait. Il s'agissait du même individu...
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Bref, la rentrée, ce sera pour le jour suivant.
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Oui mais le jour suivant, réveil à 8h20. Pour un cours commençant à 8h30. A 1h de mon lit. Sigh... (circonstances atténuantes : déménagement avorté la veille pour renonciation péruvienne)
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10h les fesses posées sur une chaise dans la BONNE salle à la BONNE heure. "La figure de la femme berlinoise". Non, ce n'est pas mon côté féministe arc-bouté qui ressort dans le choix de ce cours. Seulement qu'il s'agit d'un cours conseillé pour les étudiants erasmus, donc supposé compréhensible. Admiration envers l'ouverture d'esprit des étudiants allemands. Un cours sur les femmes et la moitié de la salle de sexe masculin. On ne verrait pas ça en France... Et pour cause : le cours s'intitulait "Jean-Paul Friedrich Richter (1763-1825)". Cours de master pour étudiants en philologie néerlandaises. Le nôtre a lieu mercredi. Nous sommes mardi. Retrait discret en direction de la sortie.
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La fin d'après-midi arrive sans encombres supplémentaires. A cela près que je ne peux m'inscrire dans aucun cours sur le site de l'université. Et que je n'ai par conséquent aucune des 350 pages à lire...

La vie n'est qu'une improvisation continue. Mais il faudrait peut-être songer à garder quelques retenues...

4 commentaires:

constance a dit…

"déménagement avorté pour cause de renonciation préuvienne"... quelle jolie métaphore pour décrire le plan foireux numéro n qui devait, à l'origine, être mon passeport pour un mode normal d'hébergement. Encore merci d'avoir conclu la soirée avec moi, les poutres sont apparentes, dans le salon, et il y a une chaise à roulettes, il est encore temps d'acheter une corde!! La bouteille a rejoint ses copines à la consigne, vidée par les soins de Dan (de la façon que tu sais), ça me fait chaud au coeur de penser qu'elle va contribuer à payer une cuite à la bière à mes jungs.
Petit détail qui vaut son pesant de cacahuètes, dans la série plan foireux, j'ai voulu faire des gateaux ce soir, ils sont immondes j'ai tout jeté mais Aznavour a par malheur eu le temps de gouter... Tu disais quoi? Que les plans foireux ca marche par semaine? Chez moi c'est par mois je crois ^^

Ceci n'est pas un nom a dit…

Au moins, je suis ravi de voir que ces affres te laissent tout le temps nécessaire pour les consigner ici...

marjo a dit…

salut christel! tu m'as l'air de ne savoir plus trop comment et où donner de la tête! ah comme ça doit être bien tout de même!
très belles rentrées en tout cas...
grosses bises
-pourvu que ce commentaire soit posté cette fois!-

Pauline a dit…

Ca y est j'ai réussi à retrouver ton blog!! J'adore comme tu écris en tout cas (même si le fond est pas si risible que ça!! d'un autre côté on est un boulet on l'assume!! Et moi depuis la fameuse journée d'hier au collant troué, je pense que je peux candidater au club très select des boulets finis!!^^ Fermez la parenthèse!!).