Cap sur l'Europe centrale! Ce week-end, nous prendrons d'assaut la capitale tchèque.
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Le bataillon d'infanterie a fière allure le soir du départ. Fébrilité et surexcitation non réfrénée d'une recrue, nervosité d'une autre exaspérée par l'absence inquiétante d'une troisième. Cette dernière erre lamentablement quelques rues plus loin, le nez en l'air à la recherche de son étoile de Bethléem, soit les lumières de la Tour de radio. La Suisse, perdant toute neutralité, a frappé en plein coeur un quatrième fantassin. Et le mercenaire ottoman commence déjà à mesurer l'ampleur de son erreur stratégique.
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On pousse une porte de grange pour déposer une batterie trop conséquente de sacs à dos et le régiment embarque au complet. 5 kinder, 4 crampes et 6h de voyage plus tard, nous atteignons la ville aux cent clochers. Débarquement à la gare routière de Florenc où nous laissons à notre complice local le soin de définir la conduite opérationnelle des prochains jours. Si l'avis n'est peut-être pas partagé par notre ami d'outre-Bosphore, la délégation française s'accorde sur le fait que notre contact praguois s'est révélé à la hauteur de la tâche!
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2 jours et 23h de marches nous ayant permis de se fournir en couronnes, de retrouver ses racines le temps d'un déjeuner, de découvrir les collections du musée Kampa, de jouer les parfaits touristes en guettant la relève de la garde, de greffer un appareil photo au bout des doigts de notre mère berlinoise, de jouer des coudes dans la foule, de se lancer dans la quête d'un abri pour la nuit, de maudire les résidences étudiantes ou du moins la mégère postée à l'accueil, de retrouver nos 17 ans, de boire de la saucisse, de chercher John Lennon, de traverser trente fois le pont Charles, de parcourir chaque ligne de tram et de métro, de grimper et dévaler les collines, de flâner le long des berges de la Vltava, de déambuler dans tous les quartiers de la ville.
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Le lever de soleil, le goulash (non homologué à Istambul), le marché de Noël, Johnny Depp, les arbres aux troncs tortueux, le Kofola et Simplette en prime, nous pouvons gallo-unanimement nous exclamer : "génial!" (sans moquerie aucune ;p).
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"J'en reste sans voix"
3 commentaires:
"Surexitation non réfrénée d'une recrue": je suis d'accord avec toi, la Turquie aurait pu modérer son enthousiasme, c'était limite indécent...
Je dois ajouter que j'ai trouvé le week-end "ren-ver-sant!" et le musée... (euh...) génial(?). Je précise également qu'il est certaines références que Chouette ne possède pas: "On est pas sérieux quand on a 17 ans"... (les tilleuls étant ici remplacés pas des bouleaux, cela va sans dire).
Et le soleil de juin par les frimats de novembre... ;)
Que de souvenirs! On remet ça à Cracovie, Vienne et Bucarest hein?^^
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