jeudi 27 août 2009

Ach so!



Deuxième nuit quasi blanche d’affilée (mais qu'est-ce que je vous suis reconnaissante de la première ^^). Arrivée de justesse à l’aéroport. Aura, n'aura pas, il faut avouer que ce serait beaucoup moins drôle sans un peu de suspens... Ou pas. Après quelques anicroches avec l’appareil d’enregistrement, les bagages pesés, les kilos excédentaires sur le dos (soit chemise, pull, blaze, chapeau), l’inévitable sonnerie (sans ceinture, bijoux, chaussures, à croire que je possède un type cellulaire métallique), un appel apprécié d’une petite voix endormie, un plein de journaux entre les mains, embarquement à 5h45 et décollage à 6h10. Changement à Munich. Les deux pieds sur le sol berlinois à 9h15. Accueillie par de forts sympathiques messages le portable rallumé (non effectivement, la Piña Colada n'est pas connue pour être la spécialité locale :p) - merci aussi pour les mails :) -.


Début des réjouissances. Je rejoins ma colocation temporaire (dont j’ai de nouveau l’adresse !!) le dimanche seulement. En attendant, hôtel sur la Prenzlauer Allee. Or impossible de trouver le fameux hôtel. Errance sur plusieurs kilomètres, 30 kilos au bout du bras, 20 sur le dos. Et quand, dépitée, le dos en miette, les mains meurtries, un autochtone indique la bonne direction, c’est évidemment à l’exact opposé du lieu où l’on se trouve. Il s'avérait que les numéros de la rue sont croissants d'un côté, décroissants de l'autre. La logique germanique m'échappe... La roue de ma valise estime qu'il s'agit du moment approprié pour me fausser compagnie. Oui, celle de 30 kilos... celle que je porte désormais à bout de bras sous un soleil de plomb.

Une assiette d'antipasti plus tard (n'en déplaise aux amateurs de Wurst en tout genre, la gastronomie berlinoise s'est pour le moment avérée être turque ou italienne), déambulations dans la ville et prise de rendez-vous pour la visite d'un appart. Mais au numéro indiqué ne se trouvait pas le bon nom. Car en plus de numéroter leur rue de façon étrange, un même numéro peu couvrir plusieurs portes... Avec 1/4 d'heure de retard, toutes les sonnettes de la bâtisse essayées, le bon nom est retrouvé au porche précédent. Personne au bout de la sonnette, notre contact vidait sa chope au Kneipe voisin. Le tout pour un studio pas très engageant au prix prohibitif.

Ouverture d'un compte allemand. Un banquier devenu chauve ("Nein... Keine Adresse" :s). Un nouveau numéro de portable (Achtung : ancien numéro invalide pendant un an).

Le temps imparti à ma connection touche à sa fin ; peut-être que finalement, Ronald va devenir mon meilleur ami...














Ampelmann (et le prix de l'esence en prime...)! Et nostalgie londonienne : ici, il est possible de photographier ad libitum les passages piétons sans risquer le séjour en centre de rétention. Mes dispositions japonisantes s’en réjouissent.







L'Allemand et son vélo... jusqu'à l'achat de son titre de transport

Au fait les Alsaciens d'une semaine, j'ai oublié mon gage de mardi dernier...

  • Anne-Laure : ton entrain

  • Coe : ta bonne humeur

  • Priscilla : ta compréhension

  • Marie : tes éclats de rire :p

  • Clément : ton sens pratique (masculin? Pfff n'importe quoi...)

  • Marjorie : ton soutif rouge ^^

samedi 22 août 2009

L'Alsace à fleur de peau

L’Alsace, sa gastronomie légère et raffinée, l’accent chantant de ses habitants, sa jeunesse omniprésente, sa concentration humaine à en effrayer un natif du Larzac. La destination estivale de prédilection...
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Richtig ! Car quand les poids lourds d'une troupe de Blaisois se prennent pour des mercenaires suédois et investissent les lieux, ça donne peut-être quelques conflits insolubles (nationale ou… autoroute), un cauchemar de scout (ou un Clément ne pouvant planter sa tente, creuser ses toilettes ou allumer des feux dans un gîte « pinot-kouglof » tout confort), de la haute maltraitance de peluches et des risques d’affrontement avec le grizzli de la maison de Barbie. Mais c’est surtout un programme de gue-din quasi accompli, un marchand de sable gages à la clé, des soirées « animées » (ou muettes ^^), un manque de sommeil manifeste, des ooolaaas avec ou sans Gérard, une tentative de survie face à six filles en furie, des open-bars (ici, tu montres ou tu sors), des lacunes stellaires, du litchi et des pâtes, du Picsou à gogo, une centaine de photos par jour, une solide protection contre les ondes de toutes sortes (à la surface de 30 cm² au milieu de la route devant le cimetière près), une ambiance musicale (même si certaines révélations sont douteuses… Lalala ? Hihou !), de la débauche, une cohabitation concluante, une amitié renforcée via carottes et passoire.
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Un préjugé confirmé ? L’Alsace, c’est humide et les précipitations y sont abondantes. Mais pas vraiment celles attendues ;)

Alors l’Alsace, avec ou… sans élan ?---
Mais je recherche toujours le nom du serpent d'eau du Doubs...

mardi 11 août 2009

Il faudrait peut-être songer à investir dans le Benco et le poil de chameau.

Trouver une colocation à Berlin ? Ah ah! Un jeu d'enfant! Des annonces en veux-tu en voilà, des logements spacieux et confortables à des prix inférieurs à la plus minable des chambres de bonne lyonnaise.

Tout va pour le mieux dans la théorie. Sauf que... Sauf que je pars dans moins de trois semaines sans que le moindre abri de jardin ne se profile à l'horizon.

Un nombre de pistes incalculables. De quoi relier Lisbonne à Vladivostok par autoroute. Mais pas la moindre semblant susceptible d'aboutir. Des amis d'amis de cousins d'amis de (...) ne se manifestant pas. Des colocations arrivant à terme ne se renouvelant pas. Et des sites internet.

Très pratique le site internet. Des annonces, des photos, une présentation rapide des membres. Un mail et hop mise en contact des potentiels intéressés. A quelques détails près. Pour trouver une colocation via site, il semble qu'il faille :
  • être végétalien (végétariens tolérés) (jusque-là tout va bien);
  • se ramener avec tous ses meubles ;
  • être "gauchiste alternatif" ;
  • parler espagnol (allez comprendre...) ;
  • avoir plus de 25 ans (au minimum 22) ;
  • être féministe ;
  • fumer comme un buisson de collège (l'herbe s'inscrit parfaitement dans le régime végétarien) ;
  • être de sexe masculin ou avoir des tendances homosexuelles ;
  • n'écouter que de la techno ;
  • être un sportif de haut niveau.
Il serait temps de saisir le taureau par les cornes. Mais les joies de l'éventration, c'est un truc d'hispaniques. Comment rester crédible dans une lutte acharnée avec un bretzel en furie ?

jeudi 6 août 2009

On y prendrait (presque) goût.

Nous sommes des tarées complexées. Mais nous assumons. Enfin dans les limites que notre état psychologique impose. Puisque par définition, nous ne nous assumons pas du tout :p

Ce cas de psychiatrie quasi exclusivement féminin se caractérise par un comportement matinal. Car le matin, il faut courir. Les jambes galbées, tu crois que ça s'obtient comment? ;) Vingt minutes à piétiner. Sens inverse des familiers du footing pour épargner son égo. Vingt minutes à piétiner et le triple à raconter sa vie allongées sur l’herbe ou assises autour d’un verre. L’exercice ne peut donc se pratiquer sans compagnie. Le repli stratégique jusqu’à la couette se substitue rapidement à toute tentative de course solitaire.

50 foulées

La journée ne s’achève pas là. Une certaine fixité des idées. Des renflements disgracieux à éliminer. Un peu trop d’opiniâtreté. Aucune peur du ridicule. Une absence (déplorée) d’un sexy maître nageur. Le tout rassemble les irréductibles autour d’une piscine. A pousser des planches, battre des pieds et mouliner des bras. Puis à s’affaler sur les transats disponibles, le monoï à portée de main.

Mais en tenant le rythme, nous aurons des jambes « fines et fuselées ». Si, si c’est écrit là. Et une taille de guêpe, cela va de soi. Dans trois ans. Et uniquement à condition d’adopter le régime indiqué. Celui à base de yaourt nature, de radis ou de légumes secs. C’est selon les années et les lubies des diététiciens autoproclamés.

Cependant la tarée complexée ne possède pas d’actions chez Weight Watchers. Elle n’est pas encore assez superficielle pour se consacrer à ses kilos superflus. Elle est loin d’être une adepte du sport. Et elle a mille choses à faire.

Demain, elle se contentera demain de dénombrer ses muscles endoloris. En découvrira d’insoupçonnés. Finira son pot de Nutella. Et ne se lèvera pas.

mardi 4 août 2009

Dans les méandres de la Loire...

Un week-end (alti)ligérien, ou

  • se retrouver à chanter Bob Marley aux jeunes autochtones ;
  • deux canoës pour usage détourné ;
  • ce petit chemin, qui sent la noiseeeett'euh ;
  • une barque, car les bateaux à moteur c'est "beeuuuuh" ;
  • THE bébé ;
  • une tentative de noyade de la sangria ;
  • des branches fallacieuses, qui soutiennent les lourds et s'abandonnent aux autres ;
  • du Génius, qui quoiqu'on en dise, mentholé, noisetté, chocolaté voire ketchupé restera toujours un Génius ;
  • une initiation à la phytothérapie ;
  • les mystères du Fort... ;
  • des papotages, commérages et bavardages ;
  • des défis bucco-dentaires ;
  • un joueur de caisse claire... sans caisse claire ;
  • des m&m's au réveil ;
  • une maison haute en couleurs ;
  • une intégration à coups de fromage qui pue ;
  • une remise à niveau musicale ;
  • des photos compromettantes ;
  • un Lelouche pas net et un Voltaire pas stable ;
  • un an, voire deux, de rétrospective photographique ;
  • des mises à l'épreuve plus ou moins concluantes de cultures G

(...)

I'm loving it.

dimanche 2 août 2009

I'm a poor lonesome... ugly duckling.


Allez hop, ne nous arrêtons pas en si bonne lancée. Et puis j'ai du transfert à effectuer. Sans lignes. Sans traits.

J'aurais aimé pouvoir écrire un long pavé théâtral et larmoyant. Ce serait inintéressant au possible, absolument pas crédible, mais je kiffe les mélodrames ^^

De toute manière, la conduite aurait été incommode. Incommodante aussi. Pour les autres. Pour ceux qui n'ont pas su. Pour les rares initiés aussi. La compassion, ça ne dure qu'un temps. Or l'amertume est souvent tenace.

Mais ni compassion, ni remords. Des regrets. Il paraît que c'est pire. Cela reste à prouver...

Je serais presque tentée de trouver l'expérience enrichissante. J'ai cependant tendance à penser que tout évènement peut s'avérer positif. Certes, il faut parfois gratter...

Je me suis découvert des virtualités (que j'aurais peut-être préféré ignorer).

J'ai cessé de considérer que la confusion mentale dont j'ai fait l'expérience est risible et peux désormais faire preuve d'un minimum d'empathie envers les infortunés du genre.

J'ai pu constater qu'il était possible que plusieurs personnalités se côtoient dans la même enveloppe corporelle. Un seul corps pour des considérations antithétiques. Ce qui était fâcheux, c'est que c'était le mien.

Ou plutôt une personnalité restant unique mais duale. Divisée entre intellect et sensibilité. Et l'intellect est un carcan dont il est difficile de faire abstraction.

Toujours est-il que je me suis sentie soulagée. La retombée d'une pression auto-générée. Sans vouloir partir dans de grandes et navrantes envolées lyriques, ce serait un esprit sans nuages se substituant à l'orage d'un coeur pusillanime. Nous nous accorderons sur le fait qu'il vaut mieux s'en tenir à quelque chose de moins grandiloquent. Bref le terme d'apaisement suffira amplement.

Oserais-je utilisé celui d'affranchissement? Non. Ce ne serait pas tout à fait vrai.

Les fantasmes ont cette qualité incontestable qu'ils ne peuvent décevoir ; mais l'imperfection est tellement plus attractive...

Il me reste un mois pour courser le temps.

La tentative précédente s'est révélée décevante. Du moins fallait-il avoir l'esprit géométrique. Le mien ayant la fâcheuse manie de partir en arabesques tortueuses, cela ne pouvait faire l'affaire.
Donc rebelote.

Et un nouvel espace consacré à mes soliloques. Petite veinarde ^^

Reprenons. Le bon sens aurait voulu que je commence dans un mois puisque l'élément perturbateur m'ayant conduite à exposer ma vie aux âmes charitables qui voudront bien s'y coller, c'est mon départ en Allemagne. Mais prenant en considération mes capacités informatiques, autant commencer à se familiariser avec l'outil...

Et puis, l'usage thérapeutique n'est pas négligeable. Car même si,
  • ce n'est vraiment pas le bout du monde;
  • je meurs d'envie de partir ;
  • je commence à regretter mon autonomie ;
  • Berlin est une ville hyper dynamique ;
  • son histoire ne peut laisser indifférente ;
  • j'aime son aspect cosmopolite ;
  • l'éloge de sa vie nocturne n'est plus à faire ;
  • mon champ d'action va être considérablement élargi ;
  • la nouveauté est toujours attractive ;
  • je vais découvrir de nouvelles têtes ;
  • plus de 180 musées, 300 galeries et 150 théâtres me tendent les bras ;
  • une capitale reste une capitale ;
  • certains lieux sont mythiques ;
  • mine de rien, ça reste vert ;

il y a comme une angoisse qui monte..

  • L'angoisse des déboires administratifs ;
  • l'angoisse tenace et injustifiée d'être oubliée de mémoires trop souvent volatiles ;
  • l'angoisse des températures négatives, des mains glacées et des pieds gelés ;
  • l'angoisse de l’incompréhension face à une langue qui ne sera plus mienne ;
  • l'angoisse de l'expérience du camping urbain ;
  • l'angoisse de ne pas être à la hauteur ;
  • l'angoisse de ne pas arriver à me passer de vous ;
  • l'angoisse pour l'angoisse.
et tout ce(ux) qu'il me faut quitter ici...

Don't worry, be happy...