Troisième semaine de cours ou s'évertuer à saisir le sens des borborygmes incompréhensibles de la gente professorale, ensevelie sous une masse toujours croissante de documents recouverts de hiéroglyphes. Et toujours les mêmes incertitudes quant à son emploi du temps. En touriste opportuniste, à l'affût du moindre bon plan. Prête à vous donner dans la seconde toutes les combinaisons de 7 et de 3 pouvant donner un résultat de 30 points. Sigh...
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Autant embrayer sur des futilités... A défaut d'être en mesure de se remplir la tête, autant faire son possible pour la rendre plus (ou moins...) présentable. Soit direction le coupe-tifs. La pratique s'avère malheureusement rarement à la hauteur de la théorie.
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Quatre heures de pause entre deux cours et une adresse à 5 minutes de l'université. Parfait. Ou presque... Un salon douteux dans lequel notre capilliculteur brossait avec opiniâtreté les quelques survivants du crâne fortement dégarni d'un octogénaire. Un coiffeur exhibant lui-même une indubitable calvitie. Rajoutez à cela une vieille permanentée endormie sous son casque et vous l'aurez compris, le premier essai fut infructueux.
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Sortie des cours et opération reconduite après une consultation internet minutieuse. Cette fois notre Olympe capillaire peine à trouver sa place entre un garage automobile et une droguerie. Et s'étale en lettre majuscule sur la devanture : "coupe tendance pour enfants". Spécialisation enfantine. Ce n'était pas mentionné sur le site... La porte est toutefois poussée au son d'un carillon ringard. Une blondasse décolorée atteinte de couperose sur la moitié du visage annonce qu'elle ne prend plus de rendez-vous pour la journée mais qu'il reste de la place pour le lendemain. L'offre est poliment (mais fermement) déclinée.
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Il est inutile de s'arrêter sur la cave miteuse qualifiée de salon de coiffure par un esprit facétieux que nous ne prendrons pas la peine de connaître.
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Ultime tentative. Autre chose à faire que la tournée des salons... Un prix relativement attractif. Pas de coupes sèches. Adopté! Notre homme se révèle être français, ce qui facilite grandement la tâche dans l'exposé de ses exigences. Au détail près qu'un coiffeur reste un coiffeur... Avoir le malheur de chercher à faire la conversation. "Je travaillais auparavant dans le Val-de-Marne. Je me suis installé ici suite à la mort de ma mère. Je ne m'en suis d'ailleurs toujours pas remis. Elle me manque terriblement. Et (...)" Gloups. se concentrer sur les remous de l'eau.
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Tout cela se termine avec une coupe plus que discrète mais avec l'inévitable mèche. L'inesthétique et l'importune mèche que tout coiffeur digne de ce nom s'applique à vous laisser pendre lamentablement devant l'oeil. Celle que j'essayerai vainement pendant plusieurs semaines de coincer derrière l'oreille. Celle qui finira tôt ou tard affublée d'une barrette tout autant inesthétique mais ô combien plus pratique.
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Et puis, cela vaut mieux que les brushings prohibitifs des plans suisses ;)
