- un choix controversé ("Même si ce ne sera pas le même jeu, j'ai déjà vu la Bohème...", "Roooh, Carmen ne passe qu'en mars 2010!" "Chauvine!" ,"La Traviata me rend mélancolique ; sans moi."),
. - les calculs et prospectives ("Oui, mais si nous prenons cette place à 4, cela nous permet d'y retourner le mois suivant et nous évite d'avoir à nous décider entre les deux. A moins que la carte...").
- l'abandon des suggestions douteuses des réclames pour places restantes à prix cassé (une heure avant le début du 1er acte, on ne peut effectivement en acheter meilleur marché : il n'y en a plus),
nous y sommes enfin.
Un apport didactique? Le Staatsoper (l'opéra d'Etat, car se trouvent également dans la ville l'opéra comique et le Deutsche Oper) est, paraît-il, le plus ancien opéra du monde. Enfin si l'on peut dire, puisqu'il a été détruit par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale mais scrupuleusement reconstruit. On taira le fait qu'il a été réouvert après sa restauration avec du Wagner...
Nous partons avec la perspective de se poster aux meilleures places, prêts à bondir fesses en avant sur le premier siège libre. Il n'est pas possible de trouver des places plus au fond et plus excentrées que les nôtres. Il n'est pas possible non plus d'en trouver des moins chères. A moins d'une conversion à la mode Padaung avec pose immédiate de collier-spirale, peu de chance de voir la scène. Ajouter à cela les séquelles d'un 9 novembre glacial et pluvieux...
Mais ça ne s'est pas tout à fait déroulé de la manière escomptée. Une avance considérable évanouie dans un arrêt de S-Bahn et le 1er acte fut... "minimaliste" sur tous les plans. Le décor, le son, l'image, l'écran... Et la grippe A ne semble pas avoir fait de ravages parmi les mélomanes.
La révélation au 2nd acte. Un décor toujours aussi sommaire mais non dénué de charme et faisant ressortir la vivacité de la mise en scène. Une Rosine peut-être un peu fade mais un Figaro haut en couleur. Conquis malgré la déception de ne pas avoir pu profiter pleinement du Largo al factotum.
La Flûte enchantée le mois prochain. Et cette fois, nous planterons la tente!