La trêve hivernale s'achève bientôt ; expulsion en direction de la capitale allemande.
.La fin de deux semaines de vagabondages ?
.
Des vagabondages joyeux et fructueux. Les habituels et les prévus de longue date. Les instinctifs, les inopinés aussi. Ceux qui Rouault et qui Matisse. Ceux qui se réfugient au pub. Ceux qui grimpent Fourvière pour se perdre à Saxe. Ceux qui marchent sans but le coeur léger. Ceux qui photographient. Les tardifs qui écument les magasins. Ceux qui rassemblent la famille. Les cinéphiles, les musicaux. Ceux qui gesticulent. Ceux qui chantent. Ceux qui covoiturent. Ceux qui crêpes et qui gaufres. Ceux qui boivent plus que de raison. Ceux qui réconfortent. Ceux qui Biennale. Ceux qui surprennent et qui embrassent. Ceux qui jacassent. Ceux qui festoient et qui s'esclaffent. Des vagabondages à l'issue desquels les collégiens refusent les fleurs tandis que les petites vieilles vous sourient (...)
.
Puis viennent les irrationnels. Ceux qui entraînent jusqu'à l'absurde. Les douloureux. Les sots. Des vagabondages personnels inévitablement perdants. Ceux qui Chevreul. Ceux qui emportent sous la pluie. Les persuasifs. Ceux qui leurrent. Ceux qui détériorent le sommeil aussi bien que la vue. Les compris vers Nancy. Loin d'ici. Ceux qui remontent les rues, toujours les mêmes. Ceux qui pestent. Les indiscrets. Ceux qui mobilisent. Les réprimés. Ceux qui voilent d'inconfortables pans de vérité. Ceux qui égarent et dépossèdent. Ceux qui s'estompent et s'évanouissent dans le lointain du souvenir.
.
Peut-on espérer que des paroles non prononcées parviennent à l'oreille sourde devenue inaccessible?
.
Les néons bleutés conjurent les mots toxiques. Phares fantômes face à l'informe.