mercredi 30 décembre 2009

Mi-temps


La trêve hivernale s'achève bientôt ; expulsion en direction de la capitale allemande.
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La fin de deux semaines de vagabondages ?

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Des vagabondages joyeux et fructueux. Les habituels et les prévus de longue date. Les instinctifs, les inopinés aussi. Ceux qui Rouault et qui Matisse. Ceux qui se réfugient au pub. Ceux qui grimpent Fourvière pour se perdre à Saxe. Ceux qui marchent sans but le coeur léger. Ceux qui photographient. Les tardifs qui écument les magasins. Ceux qui rassemblent la famille. Les cinéphiles, les musicaux. Ceux qui gesticulent. Ceux qui chantent. Ceux qui covoiturent. Ceux qui crêpes et qui gaufres. Ceux qui boivent plus que de raison. Ceux qui réconfortent. Ceux qui Biennale. Ceux qui surprennent et qui embrassent. Ceux qui jacassent. Ceux qui festoient et qui s'esclaffent. Des vagabondages à l'issue desquels les collégiens refusent les fleurs tandis que les petites vieilles vous sourient (...)

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Puis viennent les irrationnels. Ceux qui entraînent jusqu'à l'absurde. Les douloureux. Les sots. Des vagabondages personnels inévitablement perdants. Ceux qui Chevreul. Ceux qui emportent sous la pluie. Les persuasifs. Ceux qui leurrent. Ceux qui détériorent le sommeil aussi bien que la vue. Les compris vers Nancy. Loin d'ici. Ceux qui remontent les rues, toujours les mêmes. Ceux qui pestent. Les indiscrets. Ceux qui mobilisent. Les réprimés. Ceux qui voilent d'inconfortables pans de vérité. Ceux qui égarent et dépossèdent. Ceux qui s'estompent et s'évanouissent dans le lointain du souvenir.

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Peut-on espérer que des paroles non prononcées parviennent à l'oreille sourde devenue inaccessible?

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Les néons bleutés conjurent les mots toxiques. Phares fantômes face à l'informe.

samedi 5 décembre 2009

La Bohème, laaaa Bohèèèèèm'euh!

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Cap sur l'Europe centrale! Ce week-end, nous prendrons d'assaut la capitale tchèque.
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Le bataillon d'infanterie a fière allure le soir du départ. Fébrilité et surexcitation non réfrénée d'une recrue, nervosité d'une autre exaspérée par l'absence inquiétante d'une troisième. Cette dernière erre lamentablement quelques rues plus loin, le nez en l'air à la recherche de son étoile de Bethléem, soit les lumières de la Tour de radio. La Suisse, perdant toute neutralité, a frappé en plein coeur un quatrième fantassin. Et le mercenaire ottoman commence déjà à mesurer l'ampleur de son erreur stratégique.
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On pousse une porte de grange pour déposer une batterie trop conséquente de sacs à dos et le régiment embarque au complet. 5 kinder, 4 crampes et 6h de voyage plus tard, nous atteignons la ville aux cent clochers. Débarquement à la gare routière de Florenc où nous laissons à notre complice local le soin de définir la conduite opérationnelle des prochains jours. Si l'avis n'est peut-être pas partagé par notre ami d'outre-Bosphore, la délégation française s'accorde sur le fait que notre contact praguois s'est révélé à la hauteur de la tâche!
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2 jours et 23h de marches nous ayant permis de se fournir en couronnes, de retrouver ses racines le temps d'un déjeuner, de découvrir les collections du musée Kampa, de jouer les parfaits touristes en guettant la relève de la garde, de greffer un appareil photo au bout des doigts de notre mère berlinoise, de jouer des coudes dans la foule, de se lancer dans la quête d'un abri pour la nuit, de maudire les résidences étudiantes ou du moins la mégère postée à l'accueil, de retrouver nos 17 ans, de boire de la saucisse, de chercher John Lennon, de traverser trente fois le pont Charles, de parcourir chaque ligne de tram et de métro, de grimper et dévaler les collines, de flâner le long des berges de la Vltava, de déambuler dans tous les quartiers de la ville.
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Le lever de soleil, le goulash (non homologué à Istambul), le marché de Noël, Johnny Depp, les arbres aux troncs tortueux, le Kofola et Simplette en prime, nous pouvons gallo-unanimement nous exclamer : "génial!" (sans moquerie aucune ;p).
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"J'en reste sans voix"