Opération procuration en vue des régionales.
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Par crainte d'un assaut du bâtiment par des hordes de francophones dès l'aurore, suite aux expériences malheureuses dans le même lieu et au souvenir du déferlement de serviabilité et d'affabilité auquel nous avions été confrontés, décision de s'y rendre dès l'ouverture. C'était sans compter la lutte pour ce haut lieu stratégique que représente une salle de bain, la tyrannie du sèche-cheveux matinal, mon incompréhensible aspiration à patauger dans la neige au lieu d'utiliser les transports en commun, ni les inévitables haltes photographiques.
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(...)
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Nos velléités d'attaques bactériennes furent percées à jour et nous pénétrâmes l'ambassade les mains désinfectées et délestés de nos portables après la rituelle traversée du portail de sécurité. Nous fûmes pris en charge par un costume anthracite aux larges épaules puis par une jolie métisse. (Pour rétablir la vérité sur l'amabilité du personnel, toutes les personnes à qui nous avons eu affaire se sont révélées pleines de bienveillance à notre égard. ) Première procuration. Deuxième procuration en raison des erreurs décelées dans la première.
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Nous resortîmes une heure plus tard et fîmes la rencontre déterminant notre matinée : le camion publicitaire Ritter Sport. Distribution d'échantillons afin de promouvoir l'ouverture d'un magasin consacré au chocolat "carré, pratique, gourmand".
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Nous oubliâmes instantanément Union Européenne, politiques comparées et relations internationales et nous mîmes en route pour le paradis. Ne paye pas de mine de l'extérieur. Portes vitrées à doubles vantaux surmontées d'une rangée de quadrilatères colorés, emblèmes de la marque. Un menu et quelques réclames perdus sur la droite. Et s'étalant en lettres capitales sur un mur blanchâtre : "BUNTE SCHOKOWELT".
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Mais une fois les portes franchies... "Admirabolescent!". "Une splendeurissimation!". Du chocolat de tous côtés. Des murs entiers recouverts de tablettes de Ritter Sport. Blanc, pâte d'amandes, noisettes entières, cornflakes, caramel, biscuit. Des fourrés, des pralinés. La possibilité de créer son propre parfum. De la guimauve, de l'anis, du gingembre, des smarties, du gianduja, des écorces d'orange.
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De multiples échantillons en poche, nous prîmes finalement la direction de la librairie. La garantie de parfaire notre journée!
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7 commentaires:
TU M'Y EMMENES LA SEMAINE PROCHAINE, c'est un ORDRE!!! XD
Et on dit merci qui?? Merci Bibi!^^
Quand même, quel bol de tomber pile poil le jour de l'ouverture!!
Mes papilles (et mon estomac) s'en souviennent encore!
Humpf.
(voilà, c'est tout)
Spectaculinaire !
Mais quel rapport entre la boutique de chocolat et l'ambassade de France ?
Exactly!
Le rapport? Absolument aucun. Si ce n'est que le camion publicitaire s'est garé devant ses portes, alors que nous en sortions :)
Précise: les portes de l'AMBASSADE. Parce grammaticalement, la langue français est déficiente pour ce qui est des possessifs... Le camion aurait pu être garé devant les portes de la boutique, ou meme devant ses propes portes (oui, les véhicules sont souvents garés à proximité de leurs orifices d'évacuation...). Bon, ok, ça n'expliquerai pas le lien avec l'ambassade, mais c'est juste pour le plaisir de critiquer ^^.
Contre Mlle C.M. présentement adulte (et inéluctablement future trentenaire ;p),
ACTE D'ACCUSATION
Délit caractérisé: remarque improductive et stérile.
Circonstances aggravantes: absence de repentance et possibilité de récidive.
Circonstances atténuantes: le destinataire de la remarque est adepte des interventions improductives et stériles ^^
Le Département des non répertoriés atypiques.
ACTE DE CONDAMNATION
" La ci-devant adulte Mlle C.M. est déclarée coupable. Elle est condamné à être elle-même, tout à fait, entièrement, et ce , sans restriction aucune."
(il va sans dire que, dans ton cas, aucune transformation zoomorphique n'est à envisager!)
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