lundi 4 janvier 2010

What a fucking day!


Bonne année!
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Départ 12h30.
11h un sac aux 3/4 vide, le cheveu ébouriffé, l'oeil semi-ouvert.
12h Sortie de douche. Projection incohérente en direction de la valise.
12h25 Des vêtements, n'importe quoi, viiite!
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Bornes automatiques pourvues d'une hôtesse interdisant l'accès à l'écran. L'intérêt de l'appareil ?
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"Rangée ou fenêtre?" "Plutôt fenêtre s'il-vous-plaît" "Oups je suis allée trop vite, vous serez côté rangée" L'intérêt de l'hôtesse ?
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Pas d'avion. Francfort sous la neige, retard. Et une correspondance fortement compromise.
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Embarquement.
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Oh, la mignonne petite fille! Oh, le mignon petit garçon! Sanglots, hurlements, disputes. Des bras, des jambes, des mains, des boucles blondes et brunes s'agitant dans tous les sens. Une véritable danse de St Guy. Un siège recouvert de nourriture, de feutres, de bave et de morve. Et des parents qui s'exclament, qui photographient, qui s'extasient des frasques de leurs deux adorables bambins.
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Francfort. Course jusqu'à mon terminal. Traversée de l'aéroport. Porte A1. Bruxelles, Bruxelles, Bruxelles. Semblant de panique. Berlin porte A11. Demi-tour. Avion de nouveau -et heureusement- retardé. Un peu. Beaucoup. Un café. Un journal. Un deuxième café. Pleine de confiance envers ma compréhension de la langue allemande après deux semaines de rupture complète avec le monde germanique, je demande confirmation à mon voisin de gauche. Celui-ci se sent obligé de faire la conversation... "Oh Frrrance! Bônn'euh année!" Et le voilà qui m'expose sa Saint Sylvestre, son amour pour Paris, ses voyages précédents, sa dernière expérience malheureuse au Fraport (trois heures de retard). Se met également en tête de me traduire toutes les annonces. Je n'avais pas non plus demandé un interprète... L'intention prime.
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Attente dans l'allée centrale. Un sac de voyage au volume de ma valise en soute vient se loger dans mes reins à échéance régulière. Mon nouvel ami de la salle d'embarquement, déjà assis, me fait signe de la main. Je rejoins ma place, adresse un sourire poli et majestueusement ignoré au siège adjacent occupé par une quinquagénaire cuirassée de bijoux. Je pousse alors un peu plus loin l'arrogance en osant la saluer. Regard méprisant.
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Berlin. Tapis roulant. Deux sacs de voyage, un long colis non identifiable. Puis... rien. 1h d'attente et d'irritation croissante de mes petits camarades de vol pour récupérer nos bagages.
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Transie. Les pieds ensevelis dans plusieurs centimètres de neige dont j'essaye d'extraire les roues de ma valise. Pas de doute, je suis bien arrivée.
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Transport laborieux de ma valise à l'étage. Je pousse la porte.
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Des sourires chaleureux.
Un paquet de Stollen déposé sur mon bureau.
Ainsi qu'une édition de journal du lendemain de la déclaration de guerre dénichée dans une brocante.
Une rapide connexion internet d'apaisement parental, contrepartie des 5 messages d'interrogation, de menace puis d'angoisse laissés sur mon répondeur. Ultime sursaut avant 6 mois de silence?
Une tasse de thé fumante m'attendant à la cuisine.
Un rapide pélerinage devant le sapin familial n'ayant pas encore pris feu malgré la quantité astronomique de bougies dont il est affublé.
Un résumé détaillé de mes deux semaines d'absence.
Des anecdotes à la pelle.
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Mais qui a parlé de se plaindre?

5 commentaires:

Pauline a dit…

Allééééééééééééééééé il va être génial ce deuxième semestre!! On va commencer en beauté et retrouver Hippler, ensuite (dans l'ordre et surtout dans le désordre) on fera les soldes sur la Ku'damm, on se baladera à Kreuzberg, on se gavera à la Mensa, on ira à Cracovie, on posera de nouvelles options, on ira à l'opéra, on guettera les premiers rayons de soleil qui feront fondre le mètre de neige actuel, on errera dans les rayons de Lidl jusqu'à pas d'heure, on se déhanchera aux sons des rythmes orientaux,on se fera cette raclette/tartiflette-party prévue depuis des lustres, on tentera d'assister à un défilé de chaussures,...
Dois-je continuer?^^
Na komm, das Leben in Berlin ist doch wunderschön!!

Constance a dit…

-Stephane Guillon, prophète de la société moderne et élevé au rang de lare par ma personne, a dit "Les enfants, c'est comme les pets, on ne supporte que les siens." Ce à quoi j'ajoute "En conséquence, s'il n'y avait pas de parents, personne n'aimerai les enfants". Quid de mon instinct maternel atrophié?

-Comment comprendre les réactions dythyrambiques que déclanche le mot "France" chez tout ce qui vit au delà de nos frontières (et chez tout se qui vote à droite de l'UMP, mais quelque chose me dit qu'on ne peut assimiler les deux spécimens)... Second mystère, consécutif au premier, pourquoi le mot "France", au lieu de déclancher un ovation à Sardou, provoque-t-il immanquablement un long monologue sur les joies de la capitale?

-C'est pourtant connu, la quinquagénaire à breloque, espèce relativement connue des zoologues (et zoophiles) est dotée d'un sens limité des relations sociales, ce qui explique (ou s'explique par) la présence fréquente de chats persans odorants ou de modèles réduits de chiens à frisettes dans un périmètre réduit entourant sa tanière.

-Je plussoie la remarque de Pauline!!!!

-Rien à voir, mais mon ordi est un petit peu dépassé par les évènements ces temps-ci: il a attribué le logo de ma boite mail à mon moteur de recherche et à ton blog, celui de... WG-Gesucht!!!

Pauline a dit…

Constance qu´est ce que tu foutais devant ton ordi à 2h du mat´????? Au lit mon kiki!!!
J´ai bien ri avec tes remarques même si j'avoue ne pas tout à fait saisir leur rapport avec l'article de Christel!Mais bon avec toi je ne m'étonne plus de rien!!!^^

Constance a dit…

L'explication de texte était-elle claire?

Pour ce qui est de mon coucher, je t'expliquerai en direct, je doute que mon rythme de sommeil intéresse les lecteurs du blog de Christel... Sans compter les éventuels paparazzi qui doivent probablement trainer non loin d'ici, je souhaite conserver un minimum d'intimité...

(Comment ça avec mio tu ne t'étonnes plus de rien?)

(Pour info Christel, ton blog a retrouvé son logo initial, mais la BVG dispose de celui d'EMI... Allez comprendre...)

Patrick a dit…

J'imagine que tu volais avec la Lufthansa... ils ne valent vraiment pas un cachou.

J'ai également eu les joies d'expérimenter l'aéroport international de Franckfort pendant ces vacances et c'est vrai qu'en plus d'être très moche (j'adore cette architecture des années soixante...) les avions qui y résident sont systématiquement en retard.

J'ajouterai que l'humour de Guillon s'est un peu émoussé, et que je suis ravi d'entendre Morel une fois tous les vendredi.