dimanche 7 mars 2010

No me ha dejado... Sevilla ♥

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Séville, la joie de vivre de ses habitants, son patrimoine artistique, son rythme décalé, son ambiance de ville du sud, sa gastronomie, son architecture mauresque, sa musicalité espagnole... Conquise!
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5 jours d'engouement permanent. 5 jours d'agonie duperronnienne. 5 jours de dégradations météorologiques.
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Soleil et chaleur à l'arrivée. Accueil de la Sévillane d'adoption encore toute pimpante. Navette en direction de la fac, une ancienne manufacture des tabacs (tiens ?), pour une petite heure de révisions géopolitiques. Tour du quartier et visite des locaux. Des orangers partout. Rencontre de mes futurs hôtes qui ne savent rien de la nuit qu'ils vont devoir endurer en accueillant deux greluches sous leur toit. Puis nous regagnons la maison, truffes au sol, pour tenter de retrouver les clés que sa résidente pense avoir semées en courant pour parvenir à l'heure à l'aéroport. Et plongées dans nos guides touristiques, nous élaborons le programme des jours à venir.
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Vient le début de la tempête. Matinée sur l'ïle de la Cartuja, qui n'a d'île que le nom, lieu de l'exposition universelle de 1992, d'un parc d'attraction momentanément fermé et... de la bouture universitaire dans lequel Cécile a ses cours. Déambulations hasardeuses en l'attendant dans des rues parsemées de bâtiments étranges.












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Il pleut des cordes ; Alphonse se meurt lentement. Nous nous réfugions dans le Centre Andalou d'Art Contemporain abrité par le monastère de Santa Maria de las Cuevaz. Si le principe du lieu d'exposition me plaît assez, leur collection, à quelques exceptions près, ne m'a pas particulièrement transportée... Mais si nous pouvons contribuez à la promotion de la création andalouse... L'exposition photos de la seconde partie du musée s'est avérée beaucoup plus enthousiasmante.
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Nous regagnons le centre-ville. Première véritable expérience de tapas sous le regard oppressant d'une gamine manifestement subjuguée par la motricité de nos machoires. Je pourrais me livrer à une apologie de la cuisine espagnol à grand renfort d'adjectifs dithyrambiques, mais ce serait cruel après un retour au régime Wurst-Kartoffel.
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Nous avons alterné visites (les Archives générales des Indes, l'Alcazar, la Giralda -dont nous ne pourrons compter les marches, pour cause ^^-, la cathédrale, la place d'Espagne -grandiose! enfin... ce qu'il en reste entre deux échaffaudages-, les arènes, le Musée des Beaux Arts pour une expo sur Murillo -grâcieusement mais involontairement invitée par un groupe de touristes hispaniques-), découverte de quartiers (Santa Cruz -addictif!-, Triana, la Macarena...), flâneries dans les jardins et pauses didactiques, musicales (si tant est que la litanie du chanteur de flamenco puisse être qualifiée de la sorte), gastronomiques (les churros con chocolate, le tinto de verano à l'effet Cécilo-destructeur, les tortillas, la graisse de p'eurk...) et économiques (shopping et castagnettes d'anniversaire obligent).
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Intermède salvateur! Et une folle envie de me mettre à l'espagnol. Un bilan un peu moins exalté pour ma généreuse hôtesse, désormais claudicante et quasi-invalide... Elle peut enfin se réjouir de sa quiétude retrouvée! Elle aura enduré les torsions de douleur de son estomac, la perte de son oeil droit, un cruel manque de sommeil et la mutilation de ses coussinets.
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Escortée du Courrier International, de mes deux heures de musique et d'Aimé Césaire, je m'apprête donc regagner la plaine germanique...

4 commentaires:

Pauline a dit…

Je proteste avec vigueur. Nul n'a d'égal que la "plaine germanique", terre de merveilles et de joies!
Et malgré les 15° de latitude de différence,qui ne jouent pas a priori en faveur de la capitale outre-Rhin, c'est quand même à Berlin que le temps est le plus beau!!!
Mais j'avoue, Séville, même sous la pluie, reste une ville très jolie. Et puis il y a un minaret!! ;=)

Constance a dit…

Mercedes, s'il-te-plait, dis moi que le quartier de la Macarena a quelque-chose à voir avec la danse que j'affectionne tant!

Ta charmante hôte a dit…

Hep hep hep !

Rectifications de vigueur : d'où sort cet affreux "y" dans "agonie dupeyronnienne" ?
Et pis c'est pas mes petits petons qui souffraient, c'est mes coussinets ! Rho !

Sinon, j'aime ! :D

Et Constance, pour la Macarena, on sait pas trop. Je sais juste que c'est le nom d'une sainte. Reste donc à savoir si la chanson a un arrière-fond religieux...

Constance a dit…

Si je me fie aux déhanchers indécents que la chorégraphie de la-dite danse exige, je pense que l'on peut exclure l'arrière plan religieux de la chose... Ou alors, on frise l'hérésie et ma très sainte grand-mère a raison: je file un (très) mauvais coton, il est grand temps de me remettre sur le droit chemin (de Compostelle, cela va sans dire).
Bon, je m'en vais pêcher allègrement, pour ma pénitence, je réciterai trois "Dominique, nique, nique... etc... etc...".