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Quitter le froid, la grisaille, le vent et les averses pour... le froid, la grisaille, le vent et les averses, mais la mer en plus!
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Nous nous engouffrons aux aurores dans un bus pour apparatchiki. Le sommeil l'emporte rapidement sur notre excitation. Réaction corporelle salutaire : la solution de facilité pour faire abstraction des rafales de neige frappant sans relâche les vitres du véhicule..
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Rostock. Et les 1ers déboires logistiques. Extorquer un titre de transport à un automate récalcitrant s'obstinant à éconduire toute pièce d'une valeur supérieure à 10 centimes. Recours à la solidarité du Parti pour rassembler 4,50 euros de ferrailles en acier cuivré... Puis se tromper de trams une ou deux fois avant de rejoindre à pieds la "rue Wikipédia", alternant pauses gâteau(trouverons-nous un jour une faille chez Pauline?) et pauses photos.
..Des vieux partout. Un essaim de têtes chenues. Ou supposées telles puisque surmontées d'une casquette de marin ou d'une toque de fourrure, les deux allant souvent de pair. Autant de couvre-chefs excitèrent la fibre consommatrice hypertrophiée de la récente accro du shopping qui repartira chapeautée.
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Mon ex-future université. La Marienkirche. Les toilettes du centre commercial. Le Neuer Markt et ses six rescapées des bombardements. L'Hôtel de ville en carton-pâte. Au regard (de fait considérablement embrumé) du brouillard ambiant, nous décidâmes d'un commun accord qu'il était inutile de grimper la tour réputée pour sa vue. Une dernière tentative de remontée des quais à contre-vent et, las de grelotter sous la pluie, nous mîment le cap sur Warnemünde. Et puis nous commencions à avoir faim...
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Comme un air Deauvillais... La jeunesse locale se promène d'ailleurs en mocassins et cartables en cuir. Un verre de vin chaud afin de redonner un semblant de sensibilité à des lèvres et des mains anesthésiées par le froid. Flâner le long du canal. Puis la Baltiiique! Le fracas des vagues sur la grève. Le cri des mouettes. Les bourrasques de vent dans les voiles. Tous ces bruits que nous aurions entendu sans l'hystérique gesticulant, criant, trépignant, courant, et s'égosillant en battant des bras dans l'attente d'une réaction à coups de corne de brume (Pauline avait donc une faille).
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Le cuir de nos bottes rongé par le sable et le sel, nous respirâmes à plein poumons les embruns marins entre deux séances d'éternuements et de maniement de mouchoirs... Puis nous nous réfugiâmes entre un espadon et une paire de seins et puisâmes des forces dans les molécules électromagnétiquement agitées de nos breuvages.
Le cuir de nos bottes rongé par le sable et le sel, nous respirâmes à plein poumons les embruns marins entre deux séances d'éternuements et de maniement de mouchoirs... Puis nous nous réfugiâmes entre un espadon et une paire de seins et puisâmes des forces dans les molécules électromagnétiquement agitées de nos breuvages.
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Puis retour au centre historique. Un monastère. Une expo photos "où est Siegfried ?". De paaaaalpitantes vitrines de faïences compensées par une collection de jouets anciens à faire pâlir d'envie l'autre barbu au costume rouge.
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La journée ne pouvait s'achever sans un aperçu de la gastronomie locale. Nous nous arrêtâmes donc... à une enseigne bien connue pour l'image saine et sportive qu'elle véhicule de par le monde. Et nous rejoignîmes la gare routière l'estomac lesté d'un McFlurry, aux sons des sabots d'Hélène.
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Un peu d'avance sur l'horaire de départ. Le temps de faire l'inventaire du dépôt de fruits et légumes sans fruits ni légumes du coin. Le regard insistant et soupçonneux de la vendeuse nous mit (plus ou moins) rapidement à la porte.
Et... les minutes défilent (lentement) et toujours pas de bus. Impatience. Inquiétude. AFFOLEMENT GENERAL. Nous sommes bientôt rassurés : Cucule ne mourra pas de faim!
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Mais fausse alerte. Nous regagnâmes Berlin ressourcés, l'esprit encore perdu au large de la côte septentrionale.